Retour sur un projet problématique
Au printemps 2023, j’ai été sollicitée pour intégrer l’équipe d’un projet expérimental, qui consistait à construire une exposition artistique à partir d’une enquête ethnographique menée en équipe à l’intérieur du Palais de la Porte Dorée. L’ambition de ce projet était de faire entendre la diversité des personnes qui y travaillent à travers leur rapport au lieu, qui est à la fois un palais à la gloire de l’empire colonial, construit pour l’exposition coloniale de 1931, classé monument historique, et chef d’œuvre d’art déco. Il est aujourd’hui un établissement public qui accueille un musée de l’histoire de l’immigration et un aquarium tropical. L’établissement disait faire face à un manque d’unité. Ce projet avait pour objectif d’impliquer les personnes qui font vivre ce lieu, qui le réinventent au quotidien, en reconnaissant les apports de cette diversité de l’intérieur.
Je ne suis pas allée au bout de l’expérience1.
Après trois mois d’immersion au sein du palais, on m’a demandé de signer un contrat au sein duquel était émis un droit de réserve, qui m’empêchait de produire de la connaissance anthropologique à partir de cette enquête. J’ai refusé de signer, et donc d’être payée pour ce travail.
J’avais quand même décidé de rédiger un rapport pour faire part de mes observations de terrain, et aussi pointer du doigt les différents risques d’une telle initiative, en effectuant des recommandations afin que personne ne se sente lésé ou utilisé.
Quelques années plus tard, je décide de publier ici mon rapport.

Contexte
Ma mission, en tant que seule chercheuse de l’équipe, a été d’adapter mon travail anthropologique à ce projet, au temps qui nous a été imparti, et au contexte dans lequel s’est déroulée l’enquête. Une enquête anthropologique nécessite un temps long qui permet :
- la construction de relations de réciprocité et de confiance entre l’anthropologue et ses différents interlocuteurs : une relation qui engage les deux parties ;
- une compréhension fine des soubassements, des enjeux, des non-dits ;
- une compréhension fine des attentes de ses interlocuteurs nous concernant ;
- une connaissance de l’historicité de la population ou du lieu étudié ;
- une connaissance des forces en présence, des rapports de pouvoir qui structurent toute organisation humaine ;
- une immersion auprès d’un groupe de personnes et la capacité à partager des émotions et des expériences pour créer une empathie nécessaire à la construction d’une analyse anthropologique ;
- une prise de recul par des allers-retours entre immersion et réflexion.
Une enquête de terrain anthropologique a pour objectif premier la compréhension et l’analyse d’un monde social à des fins de connaissance scientifique des sociétés humaines « par le bas », depuis l’intérieur, c’est à dire par les manières dont les êtres humains fabriquent au quotidien la société, produisent des histoires en entretenant un rapport au passé, et imaginent des futurs.
La complexité de cette mission commence par l’ambigüité d’être une commande de la direction, qui elle-même faisait partie intégrante de cette enquête. Mon rôle dans ce projet au vu du temps imparti et du contexte a été de mener une enquête exploratoire, dont l’objectif fut ensuite de livrer mes observations, mes ressentis sur la faisabilité d’un tel projet, les conditions nécessaires à sa réalisation et les risques nécessitant d’être pris en considération.
Méthodologie
La mission a débuté le 3 avril 2023. L’équipe s’est dispersée pour pouvoir rencontrer plus de personnel et ensuite mettre en commun les données recueillies. J’ai utilisé pour cette enquête principalement la méthode de l’entretien semi-directif, enregistré ou non, en fonction du degré de méfiance de mes interlocuteurs qui était parfois élevé. Les premières prises de rendez-vous se sont déroulées par email, puis une fois sur place j’ai suivi une méthodologie de suivi des réseaux d’interconnaissance (les personnes rencontrées m’en ont présenté d’autres), et d’observation flottante surtout à la cafeteria (méthode qui consiste à être là, échanger de manière informelle, s’imprégner, sans avoir de questions à poser). Certaines rencontres ont pu se faire de manière impromptue dans un couloir. Chaque discussion a fait l’objet d’une prise de notes. Plusieurs personnes ont refusé de participer au projet, certains par manque de temps, et d’autres par manque de compréhension ou désaccord avec les objectifs du projet. Un service entier a refusé de participer.
Nombre de journées passées au palais : 13
Nombre de personnes rencontrées : 28 (dont certaines ont été vues plusieurs fois). Les personnes rencontrées travaillent au musée de l’immigration, au développement des publics, à la médiation, à l’accueil, à la direction du bâtiment, au ménage, à la cafétéria, à la sécurité, au secrétariat général. Je n’ai rencontré personne de l’aquarium, par manque de temps.
Un projet mal compris, dans un climat de méfiance
Au départ, c’est l’étonnement : beaucoup de personnes rencontrées (celles qui n’occupent pas des postes de direction) disent poliment qu’il s’agit d’un beau projet mais en avouant ne pas vraiment comprendre de quoi il s’agit. Notre équipe a été présentée par la responsable RH et notre arrivée dans le palais a été perçue comme une commande de la direction dans un contexte de forte méfiance. De nombreuses personnes ont exprimé des frustrations et de la souffrance, elles ont réagi en me disant qu’elles n’étaient jamais écoutées, et se sont demandées quel était l’objectif.
Quel projet, au juste ?
La rencontre avec toute personne dans ce contexte commence ainsi par une discussion sur le projet en lui-même. Est-ce un projet d’exposition sur l’histoire du palais en tant qu’établissement public, avec toutes ses transformations au fur et à mesure des années ? Ou encore un projet d’exposition sur les « habitants du palais », leurs passions et leurs talents et si oui à quels publics ce projet s’adresserait-il ? Ou bien est-ce un projet d’exposition sur les différents positionnements des personnes concernant le lieu et leur rapport au travail dans ce lieu, et donc sur l’histoire coloniale de la France ? Ou bien tout cela à la fois ?
Le choix d’un flou
Pendant l’enquête, notre équipe n’avait pas les réponses à ces questions, puisque nous souhaitions partir des paroles de toutes les personnes rencontrées, pour en faire émerger des thématiques et des idées. Ce flou volontaire est heuristique2, tant d’un point de vue artistique que scientifique, car il constitue une technique d’élicitation (c’est à dire la capacité à faire sortir des éléments cachés).
Cependant, construire du collectif suppose que ce flou fasse consensus : chaque participant doit accepter l’expérimentation en comprenant l’intention qui la sous-tend et la direction commune que nous nous sommes fixée. L’explicitation de cette intention initiale constitue la pierre angulaire de la faisabilité du projet, qui permettrait de désamorcer des rapports hiérarchiques très verticaux au sein de l’établissement.
Deux visions du lieu : mémoire institutionnelle et futurs imaginés
Pour beaucoup de personnes rencontrées, ce projet d’exposition doit raconter l’histoire de cet établissement public, ses nombreuses réorganisations, visions, directions au fur et à mesure des années depuis la fin de l’exposition coloniale. A travers cette histoire se dévoilerait en creux les transformations de la relation non linéaire, complexe, entre l’Etat français et l’altérité, les « Autres », tant du point de vue humain qu’animal. Ce qui fait unité entre l’aquarium, le bâtiment et le musée est à construire sur la relation qu’entretient l’Etat français à la diversité et sur la manière dont cette relation se transforme en fonction des périodes de l’histoire jusqu’à aujourd’hui, de l’extractivisme à la préservation. Selon d’autres points de vue, « ce que nous sommes » aurait plus pour enjeu d’imaginer collectivement les futurs du lieu. A travers cet angle, deux visions se distinguent mais ne sont pas indissociables :
Un lieu de vie chaleureux
La première consiste à imaginer un lieu de vie plus accueillant, plus vivant, plus chaleureux. Des espaces pour s’assoir, pour s’approprier le lieu et y rester plus longtemps, un aménagement de l’espace qui permette aux visiteurs de ne pas se sentir perdu en arrivant dans le hall. Par ailleurs, les espaces de travail reflètent pour plusieurs personnes un manque de cohésion et d’hospitalité : « C’est un peu une réflexion que les établissements publics ne mènent pas encore beaucoup sur le bien être au travail. (…) D’un point de vue direction il n’y a pas encore eu une volonté de créer une cohésion et je trouve que ça se retransmet aussi dans les espaces de travail. C’est des réflexions qui ont été menées dans le privé mais qui ont du mal à aller dans le public » (extrait d’entretien).
L’un des enjeux pour un grand nombre de personnes rencontrées porte donc sur le palais comme lieu de vie chaleureux, tant dans leurs espaces de travail que dans l’accueil du public. Ce lieu de vie peut-il être à la fois lieu de divertissement et lieu de savoir et si oui comment ? Ce projet pourrait-il être une première pierre portée à cet édifice ?
Un lieu de savoir et de réflexion
Le bâtiment est un témoin de l’histoire, qui montre avec force que l’esthétique n’existe pas sans imaginaire politique, ce que le philosophe allemand Georg Simmel analysait déjà à la fin du 19ème siècle. L’esthétique est sociale, le Beau est relatif aux émotions qui elles-mêmes s’expriment à travers des codes sociaux, des imaginaires politiques qui agissent comme des filtres. Ainsi, en fonction des histoires familiales, de l’éducation, du parcours de chacun, des imaginaires opposés se côtoient à l’intérieur du lieu et la difficulté est alors de trouver comment faire unité en tant qu’établissement.
Neutralité affichée contre sentiment de bâillonnement
Pour certains employés, il fallait dépassionner le sujet, le « refroidir », ne parler que de faits qui seraient neutres, sortis de tout positionnement subjectif, qui renverrait à un militantisme qui n’aurait pas sa place dans un établissement public. De l’autre côté, de nombreuses personnes rencontrées dans plusieurs services ont exprimé un sentiment d’être bâillonné parce que catégorisés comme militants alors qu’elles pensent avoir des choses à apporter mais manquent de reconnaissance.
La complexité de ce clivage s’ancre dans la manière dont il s’exprime : un positionnement neutre, froid versus un positionnement militant, chaud. Ceux considérés comme des militants se sentent enfermés dans un rôle négatif, passéiste, de plainte, dans lequel ils ne s’identifient pas. Certaines personnes travaillent dans le lieu depuis de nombreuses années, ont vécu et contribué aux différentes évolutions depuis l’ADRI jusqu’au palais de la porte dorée : il est ressorti que ces expériences n’étaient pas utilisées pour penser le palais d’aujourd’hui, qu’il existe une tension d’ordre générationnelle qui sépare ceux présents depuis plus de dix ans et ceux arrivés après. Les personnes qui pensent être neutres sont accusées par les autres de vouloir faire de cet établissement un établissement public comme les autres, alors qu’elles-mêmes le voient comme un établissement à l’histoire singulière et riche qui pourrait faire justement le rayonnement de l’établissement si cette histoire était assumée, exposée. Aussi, l’affirmation d’une neutralité est une posture de pouvoir qui n’est pas exempte d’une subjectivité ou d’un positionnement. Au contraire, la posture de neutralité froide sous-entend de se placer statutairement comme arbitre, donc au-dessus, pour valider ou invalider, légitimer ou délégitimer.
Rendre visible la violence des représentations

Les sculpteurs Alfred Janniot et Gabriel Forestier devant un modelage en terre
A de nombreuses reprises, la question d’un parcours écrit qui puisse prévenir les spectateurs de la violence des représentations exposées sur les murs a été évoquée. Certains imaginent aussi la création originale d’œuvres d’art qui regardent le bâtiment et questionne la domination coloniale et ses répercussions dans le présent. Ces initiatives aux yeux des personnes rencontrées n’ont pas pour objectif de « rendre moche » le bâtiment, d’ailleurs toutes sans exception disent adorer le lieu : il s’agirait de montrer aux visiteurs qu’ils sont pris en charge émotionnellement et que des clés de compréhension sont à leur disposition, que le lieu expose et assume une réflexion collective, non pas uniquement par des médiations orales mais aussi visuellement.
Parmi ceux qui souhaitent voir le palais se transformer en un lieu de vie chaleureux, beaucoup sont d’accord avec l’idée de ce parcours qui puisse prévenir de la violence face à laquelle certains publics peuvent se sentir exposés. Ce n’est pas parce que certains ne la ressentent pas qu’elle n’existe pas. Cependant, si ceux qui ne la ressentent pas et ne voient que le Beau imposent à ceux qui sont violentés de se taire, alors la cohésion et l’unité sont littéralement impossibles, puisque l’unité commence par la reconnaissance des autres, de leurs émotions, qui ne sont justement pas partagées par tout le monde.

Faire histoire commune
L’imagination d’un lieu de vie peut s’accompagner d’une réelle prise en charge de cette histoire coloniale afin que tout visiteur puisse se sentir inclus dans une histoire commune, et non pas seulement comme « sujet » de l’histoire (donc dominé, aussi beau soit-il). Et l’histoire renvoie à la notion de passé qui elle-même divise : certains voient le passé comme froid et non rattaché au présent, tandis que d’autres considèrent qu’il est un élément sensible, agissant dans notre temps présent. Là encore, les émotions jouent un rôle central dans cette division : le passé n’est présent que pour ceux qui sont affectés par celui-ci dans le présent. Ainsi, « faire histoire commune » c’est travailler à reconnaitre les émotions de ceux qui souffrent de cette histoire aujourd’hui. Le nouveau parcours du musée de l’histoire de l’immigration se termine bien par l’actualité des discriminations (difficultés à trouver un emploi et un logement, violences policières notamment) qui sont une conséquence vivante, actuelle, de cette histoire coloniale et agissent comme preuve que l’égalité des chances est une illusion. Le palais de la porte dorée ne se positionne pas comme un lieu de mémoire, de pèlerinage3 pourtant nécessaire à l’apaisement de toute une partie de la société française.
Risques
Ce projet comporte des risques qu’il s’agit de prendre en considération. Je propose de les décrypter ici, et de faire lien avec les enjeux d’une recherche anthropologique appliquée à un projet d’exposition.
Une hiérarchie invisible au sein du palais
Lorsque l’on entre dans le palais, il est frappant de constater qu’au sein d’un lieu qui abrite le musée de l’histoire nationale de l’immigration, les équipes en charge de la sécurité et du ménage, c’est à dire essentielles au fonctionnement quotidien du palais mais peu valorisées en termes de reconnaissance et de statut, sont toutes « racisées ». J’emploie ici le terme « racisé » au sens sociologique du concept de racisation, forgé par Colette Guillaumin en 1972 : il désigne, non pas une identité ou une essence, mais le résultat d’un processus social de catégorisation et de hiérarchisation4.
Les personnes en charge du ménage n’ont pas été prévenues de l’existence du projet et de notre équipe, ce qui est un oubli significatif. Parmi des personnes de la sécurité, certains ont des diplômes universitaires mais se retrouvent là, faute d’accès à l’emploi en France. A l’inverse, parmi les personnes décisionnaires au sein du palais, aucune n’est liée de manière émotionnelle à l’histoire coloniale sous l’angle de ceux qui l’ont subi. Parmi ces personnes décisionnaires, beaucoup croient en la méritocratie et en l’égalité des chances et peinent à voir qu’elles se trouvent dans une posture de reproduction sociale qui peut être très violente pour les autres. Au-delà de ce clivage, l’organigramme a été maintes fois évoqué comme un frein à la possibilité de travailler mieux ensemble, entre différents services et départements.
La suspicion de démagogie
Dans ce cadre, il est nécessaire de questionner la suspicion de démagogie qui pèse sur le projet. La valorisation des cultures individuelles de celles et ceux qui habitent et fabriquent le palais au quotidien peut amener à créer une unité si et seulement si dans ces cultures individuelles sont prises en compte les idées et les positionnements de chacun sur un pied d’égalité.
Un parallèle avec l’histoire de l’anthropologie
Le risque principal de ce projet peut se comprendre à travers un parallèle avec l’histoire de l’anthropologie. L’anthropologie est une discipline des sciences sociales dont l’histoire est intrinsèquement liée à l’histoire coloniale. Ce constat ne signifie pas que les anthropologues étaient tous pro-colonisation, bien au contraire. Beaucoup d’anthropologues ont mené des enquêtes pour mettre en lumière la complexité, la diversité, la beauté, des sociétés colonisées. Cependant, les conditions de réalisation de ces enquêtes étaient permises par le statut dominant des occidentaux ; or au lieu de reconnaitre ce statut comme un élément central de l’enquête, beaucoup se sont positionnés comme « neutres ». En parallèle, difficile encore aujourd’hui d’imaginer que des chercheurs africains viennent facilement faire des enquêtes anthropologiques sur la société française (refus de visa, difficulté d’entrer en relation avec des enquêtés, …). Cette idéologie se retrouve au cœur des représentations du palais de la porte dorée : les artistes souhaitaient valoriser la diversité, la beauté et la richesse des différentes cultures, mais ces cultures ne pouvaient parler en leur nom propre, c’était aux artistes bénéficiant de l’empire colonial, même si ils étaient contre, de produire ces discours et ces esthétiques.
Le danger d’exploiter les histoires personnelles
Ce projet souhaite créer de l’unité en valorisant les histoires personnelles et les talents de chacun : mais le danger est d’exploiter les histoires personnelles comme matière première pour une exposition artistique sur le lieu de travail de ces mêmes personnes, sans pour autant pallier aux frustrations concernant l’absence de considération dans le travail. Ces personnes ont des idées pour imaginer le futur palais, et ce sont ces pistes que j’ai tenté de restituer ici, ce qui est au fondement même de l’anthropologie. Notre équipe a un devoir envers toutes les personnes rencontrées de ne pas décevoir leurs attentes. Le projet engage obligatoirement un collectif, une organisation collaborative qui implique l’empathie et l’écoute non pas des cultures des autres, mais de leurs cheminements, leurs pensées, leurs idées pour ce lieu.
Une adhésion conditionnée à la clarté de l’intention
L’adhésion d’une majorité dépendra du discours que servira l’art dans le projet, donc d’une clarification de l’intention, de la manière dont il a été pensé à la base et les objectifs qu’il sert. Sans un consensus sur cette base, le projet s’expose à reproduire la même violence symbolique qui s’exerce par les murs du palais sur certains visiteurs.

voir le site de l’exposition ici
- Ceci a donné lieu à l’exposition « Chaque vie est une histoire » en 2024. ↩︎
- L’heuristique est l’art ou la méthode de la découverte, qui consiste à trouver des solutions ou des hypothèses à partir de connaissances incomplètes ou par le biais de raccourcis mentaux. ↩︎
- Je pense notamment au statut de l’île de Gorée aujourd’hui au Sénégal, qui est très visitée, et dont la beauté coexiste avec son histoire violente. ↩︎
- Alors même que la race n’a aucun fondement biologique, elle existe socialement car c’est un imaginaire qui structure la société, de nombreux travaux sociologiques existent désormais sur cette question. ↩︎
